‹ Théâtre completChapitre 239 sur 252 · SCÈNE IL LES MÊMES, HORACE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL LES MÊMES, HORACE

Lydie , assise, arrange sa couronne, et remet ses bagues. Elle feint de ne pas voir Horace, qui s'approclie doucement et lui dépose un baiser sur le cou.

LYDIE, feignant la surprise.

Ah ! — Quoi 1 c'est vous , Horace I

HORACE

Horace, votre esclave , Plus heureux d'être ici que d'être chez Octave.

Beroé M retire dans le cabinet de toilette, dont la porte reste entr'ouTerte. LYDIE.

C'est d'un bon amoureux , mais d'un froid courtisan. Parleriez-vous ainsi , César étant présent?

Horace lai prend la main, et lui entoore la taille d'un bras.

Laissez. Vous dérangez ma tunique.

HORACE

Rebelle!

Pourquoi donc aujourd'hui si farouche — et si belle?

— Pour qui cette parure? Est-ce pour moi?

LYDIE

Pour vous?

Pas tout à fait. Le ciel est pur, l'air est très-doux ; Tous les beaux sont déjà sur la voie Âppienne ; J allais montrer un peu ma robe assyrienne.

— Que vous eu semble?

HORACE

Mais il me semblait à moi Que vous m'aviez donné rendez-vous.

LYDIE , ayant Tair de se souTenir.

Oui , ma foi.

— Eh bien I aimez-vous mieux , alors , que je demeure?

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