SCÈNE IL LES MÊMES, HORACE
Lydie , assise, arrange sa couronne, et remet ses bagues. Elle feint de ne pas voir Horace, qui s'approclie doucement et lui dépose un baiser sur le cou.
LYDIE, feignant la surprise.
Ah ! — Quoi 1 c'est vous , Horace I
HORACE
Horace, votre esclave , Plus heureux d'être ici que d'être chez Octave.
Beroé M retire dans le cabinet de toilette, dont la porte reste entr'ouTerte. LYDIE.
C'est d'un bon amoureux , mais d'un froid courtisan. Parleriez-vous ainsi , César étant présent?
Horace lai prend la main, et lui entoore la taille d'un bras.
Laissez. Vous dérangez ma tunique.
HORACE
Rebelle!
Pourquoi donc aujourd'hui si farouche — et si belle?
— Pour qui cette parure? Est-ce pour moi?
LYDIE
Pour vous?
Pas tout à fait. Le ciel est pur, l'air est très-doux ; Tous les beaux sont déjà sur la voie Âppienne ; J allais montrer un peu ma robe assyrienne.
— Que vous eu semble?
HORACE
Mais il me semblait à moi Que vous m'aviez donné rendez-vous.
LYDIE , ayant Tair de se souTenir.
Oui , ma foi.
— Eh bien I aimez-vous mieux , alors , que je demeure?