‹ Théâtre completChapitre 250 sur 252 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

LYDIE

Vous vouliez en finir.

HORACE

G*est vous ; depuis longtemps vous me vouliez bannir,

LYDIE

Est-ce moi > par hasard , qui suis une infidèle ?

HORACE

Est-ce moi qui vous cherche une injuste querelle?

LYDIE

Si nous nous séparons, pourquoi le faisons-nous?

HORACE

A qui la faute?

LYDIE

A vous.

HORACE

Non. A vous.

LTPIE.

Non. A vous.

HORACE

Tant que tu m*as aimé , quand nul autre plus digne N'entourait de ses bras ton cou blanc comme un cygne, l'ai vécu pluâ heureux que Xercès , le grand roi.

LYDIE

Tant que tu n*as aimé personne plus que moi , Quand Chloé n'était pas préférée à Lydie , J*ai vécu plus illustre et plus fière qu'Ilie.

HORACE

J'appartiens maintenant à la blonde Chloé , Qui plaît par sa voix douce et son luth enjoué ; )e suis prêt à mourir pour prolonger sa vie.

LYDIE

Calaïs maintenant tient mon âme asservie ; Nous brûlons tous les deux de mutuels amours , Et je mourrais deux fois pour prolonger ses jours.

HORACE

Mais quoi? si j'ai regret de ma première chaîne? Si Vénus de retour sous son joug nous ramène ? Si je refuse à l'autre et te rends mon amour?

LYDIE

Encor que Calais soit plus beau que le jour, Et toi plus inconstant que la feuille inconstante. Avec toi je vivrais et je mourrais contente.

HORACE, M jetant aox genonz d6 Lydie.

Ah 1 ma bonne Lydie !

LYDIE

Oui, bien trop bonne, ingrat!

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