ACTE ly. CD
l^ chant sied au travail , — je voudrais essayer Si quelque douce voix vous saurait égayer.
s' adressant à Laodice.
jeune esclave , née aux bords de l'Ionie , A qui la muse grecque a donné l'harmonie , Chantez vos anciens chants sur le mode latin , Tandis que je poursuis les secrets du destin.
LAODICE } 86 levant , et prenant une lyre pendue à la oauraille*
a Des hommes et des dieux monarque taciturne ,
a Le sommeil fait couler la liqueur de son urne ,
tf Et la molle langueur, aux charmes pénétrants ,
« Chasse des cœurs mortels les soucis dévorants.
« C'est l'heure où sur les monts, ceints de forêts bruyantes,
« Sortent de leurs abris les biches confiantes ;
« Elles ne craignent plus que la Vierge des bois
« Les poursuive des traits dont sonne son carquois ;
a Car , bel Endymion , aux monts de Thessalie ,
a C'est toi qui tiens Diane et ses traits qu'elle oublie.
« — Suave est le sommeil qui succède à l'effort ;
« Mais ce fils de la nuit est frère de la mort.
« Plus d'un , qui s'endormit au milieu d'un sourire ,
a Ne se réveillera que dans le sombre empire ;
« Il ne reverra plus ni le jour radieux ,
« Ni son plus cher ami qui n'eut pas ses adieux... »
LA NOURRICE
Malheureuse , {ais-toi ! Ton chant est plein d'alarmes.
l'esclave.
Hélas ! je projetais de^ paroles sans larmes ;
Mais ma langue se meut sous un fatal pouvoir.
Indices effrayants 1 que faites-vous prévoir ?