‹ Théâtre completChapitre 53 sur 252 · LES MÊMES, LUCRÉTIUS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, LUCRÉTIUS

LUCRÉTIUS

Parlez , ô mes enfants ; rassurez un vieillard. Qu'est-il donc arrivé? Ne viens-je point trop tard?

LQcrétius s'assied. Les autres personoag^ sont debout , et l'entourent.

Je vivais retiré dans une paix profonde ; Car ma vie à présent est inutile au monde.

J'ai servi mon pays jadis ; mais je suis vieux , Et vous laisse ce soin à vous qui faites mieux. — Voilà que, ce matin, j'ai reçu la nouvelle Que ma fille instamment m'appelait auprès d'elle. — Savez-vous ce que c'est ?

COLLATIN

Non ; vous nous voyez tous , vieillard vénérable , incertains comme vous.

Comme vous , ce matin , j'ai reçu , sous ma tente , Un exprès envoyé pour affaire importante.

Lucrèce , m'a-t-il dit , me mande accompagné De Brute , et d'un ami par Brute désigné.

Brute , en passant par Rome , a pris Yalère ; — au reste , L'événement est-il favorable ou funeste , Je l'ignore. Lucrèce a dit d'attendre ici , Qu'elle viendra quand tous y seront.

VALÈRE

La voici.

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