SCENE IV
LES MÊMES, CITOYENS
BRUTE tenant à la main le poignard de Lucrèce.
Citoyens !
UN CITOYEN
C'est Brute Tinsensé I
AUTRE CITOYEN
Qu'est-ce qu'il va nous dire?
PREMIER CITOYEN
Écoutons-le parler ; il va nous faire rire.
BRUTE
Brute insensé n'est plus , et le Brute insensé Par le Brute vengeur se trouve remplacé.
Afin de me sauver j'ai cessé d'être un homme , Mais je le redeviens afin de sauver Rome.
— Tournez , ô citoyens , vos yeux de ce côté. Voyez, voyez ce corps !
VALÈRE
Ce corps ensanglanté 1
BRUTE
C'est le corps de Lucrèc e.
UO LUGHEGE.
destinée affreuse 1
BRUTE
De la plus noble femme et la ^u& malbedreusd. — Apprenez que chez elle , un homme , cette nuit ^ Un nocturne larron , comme un hôte introduit , A, répée à la main , la menace à !a bouche , Honteusement pillé la pudeur de sa couche* Il l'a déshonorée à main armée.
OITOYBNS*
Horreur l
BRUTB.
Elle n*a pas voulu Yi^Te plus que Thonneur, Et , ce matin , fiant sa vengeance à la nôtre y Elle a puni sur soi l'indignité d'un autre.
LUGRÉTIUS.
MafiUe!
BRUTE
Voulez-vous connaître l'assassin t
CITOYENS, ayec fureur et en s'aronçant vers Brute.
Oui ! oui ! son nom 1