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SCÈNE III Les Mêmes, HERMAN, ANSELME

FAVILLA

Ail! Anselme! et le violoh? 11 faut que ce soit le même... Je n'y ai pas touché depuis le jour...

ANSELME

Personne autre que vous n'y touchera, mon père, et vous l'aurez ce soir. C'est Frantz qui lé gàrde'comme une reliiiue..

Et moi, si vous le permettez, je ferai ma partie dans ce concert. Je priais justement Anselme de me la faire répéter tout de suite.

FAVILLA

Toi, mon cher enfant? Certes! je le veux. Ah! s'il t'avait connu... ce ne serait pas moi... Mais... j'ai mon idée!

HERMAN, cmu.

Vrai?

FAVILLA

Est-ce que tu la devines déjà?

ANSELME, inquiet, vivement à son père.

Quoi donc?

FAVILLA, posant un doigt sur ses lèvres.

Pas encore!... pas encore! (a Keiier.) Tenez, Keller, regardez ces deux amis ! voilà nos vrais biens, à nous deux ! voilà ma richesse et la vôtre.

KELLER

Oui ; mais il ne faut pas dire ça devant eux, il ne faut pas gâter la jeunesse. Allons, vous allez déchiffrer?... (a Faviiia.) Laissons-les racler leurs violons, et allons faire un tour de promenade !

ANSELME, à Keller, qui vient prendre son cliapeau et sa canne pendant qu Herman parle avec Favilla.

Monsieur, je crains que mon père n'abuse involontairement de votre condescendance si...

KELLER, sortant avec Favilla.

Non, pas du tout.' il m'amuse. Venez, maestro.

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