‹ Théâtre completChapitre 135 sur 146 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Brûlé ?

FRANTZ, vivement, comme frappé aussi d'un souvenir, en descendant.

C'est vrai ! il n'y avait pas de feu, et, quand je suis rentré, la flamme éclairait le foyer!

KELLER, descendant aussi.

Brûlé!,., un testament en sa faveur!

FAVILLA, naïvement.

Eh bien, oui ! Cela vous étonne?

TOUS, moins Relier.

Non...

MARIANNE, tendant la main à son mari.

Oh I non, certes I

FAVILLA

Oh! mon ami, tu me' pardonnes! Tu as prié pour moi, puisque la lumière s'est faite! ' ' ' ' '' '' '"'

MARIANNE, à FavlUa.

Et maintenant...

FAVILLA

Oui, j'entends... Adieu, Herman; tu continueras l'œuvre d'une noble vie, toi, et tu penseras quelquefois au pauvre fou qui a trouvé dans son cœur l'iiispiraîtionde ne' pas vouloir te dépouiller !... Allons, Marianne, ma bien-airiiée, viens! venez, mes chers enfants! C'est pour vous que j'ai résisté à lia voix de mon ami! Je voulais qu*on pût dire de lious : « Ils n'ont emporte de cette maison que ce quHls avaient eiï y entrant,' le gagne-pain de l'artiste! »

Il saisit son violon avec exaltation.

HERMAX, vivement.

Oh ! mais je vous suivrai, moi !

KELLER, passant à Marianne.

Attendez!... attendez un moment!... Que diable!... je... je ne suis pas... (Bas, à Marianne.) Oui, madame, j'ai été ridicule!... mais je retourne à mon bon sens et à ma boutique. J'en ai assez, moi, de ne rien faire, et je n'aime pas la campagne. Mais 'montrant son fils) voilà Iq baron de Muhldorf, etje vous demande... oui, madame, je. .. je vous demande pour

lui la "m'ai'n dc'votre estimable 'dernoisellé!

- . ■•■;i Marianne unit les mains d'Herman et de JulieUe eu rej;ai\i,iiiL son mari.

Herman tombe à genoux devant clli'.

MAITRE FAYILLA 303

MARIANNE, h Favilla.

Ils sont heureux!... Tu le vois, le voilà réalisé, ton beau rêve!...

Jaliette tombe dans les bras de sa mère. Hermanà genoux. Favilla prend la main d'Anselme, lui montrant les heureux qu'il vient de faire. Keller est satisfait de lui, et Frantz, un peu au second plan, à gauche, contemple ce tableau avec bonheur.

LUCIE

COMÉDIE EN UN ACTE Gymnase-Dramatique. — 16 février 1856.

DISTRIBUTION

ADRIEN DESVIGNES MM. Armand.

STÉPHENS Dupris.

DANIEL Lesiecr.

LU(;iE Mlle Lacremine.

Costumes d'aujourd'hui.

L'intérieur d'une maison de campagne. Un salon à l'ancienne mode, vaste et autrefois assez beau, maintenant triste et nu. De vieux meubles clairsemés. Table à gauche. Une cheminée au fond. Une porte de rez-dechaussée vitrée îi gauche au deuxième plan. Porte au second plan à droite. Portes latérales au premier plan.

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