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SCÈNE XII Les Mêmes, LA PRINCESSE, GERARD, FLAMINIO

sortant du second salon.

LA PRINCESSE, à Flarainio, haut.

Ainsi, c'est décidé ! Vous refusez mes voitures, vous refusez la compagnie de M. de Kologrigo; mais vous partez tout de suite. Vous m'eii donnez votre parole devant lémoins.

GÉRARD, à Flaminio.

Pourquoi reculer? Ça me parait déciif pour voti'e avenir,

FLAMIXIO 47".

mon cher, et une si belle chance peut ne se retrouver jamais.

FLAMINIO, à part.

Ah! il souhaite que je m'en aille, lui!

LE DUC, à Flaminio.

Ne t'en va pas, Sarah s'y oppose.

FL.VMIMO.

Allons donc ! quelle plaisanterie me faites-vous là? (S'ap-

prochanl de Sarah et saluant.) Milady...

Le duc remonte.

SARAH, émue, se contenant mal.

Vous partez ?... Je croyais...

LA PRINCESSE

Ah! vous persistez à le retenir?

BARBARA

Il dîné avec nous premièrement.

LA PRINCESSE

Ça ne me paraît pas possible. Il doit prendre le courrier à six heures.

BARBARA

Il prendra une autre. (Bas, à Flaminio.) Je voulé sauve vous de le griffe du diable.

FLAMIMO.

Le seul démon que je redoute, hélas! c'est ma paresse.

BARBARA

Vous travaillerez dans le proximité de nous,

SARAII.

Mais s'il ne peut travailler que sous une certaine influence !

LA PRINCESSE

Vraiment, vous tenez là un conciliabule... (Ju'est-ce qui se passe (l:nc ici, Gérard? Y comprenez- vous quelque chose? Peut-on savoir si ces dames permettent au sigiior Flaminio de m'ubéii-?

SAKAH, à Flaminio, bas.

Obéissez donc, puisque vous appartenez à madame.

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I I. \.\l I \ lu.

Ail! luiliuiy. \(jiis idc iiK'iiiisc/. (Micore! Je \uis bien iju'il i'aul (lisparaîtro jusqu'à ce que...

SARAH, agitée.

Non ! restez!

KLAMIMO, stnpélail.

Parce que '?...

SAKAH, éperdue.

Parce que je le veux, moi !

FLAMIMO.

0 mon Dieu ! vous !... (liant, à la p^rincesse et Irès-cmu.) Puisque Yolre Excellence daigne insister, je lui rends mille grâces, mais je vois que ma santé ne me permet pas encore... C'est vrai... je me sens si faible en ce moment surtout... 0 mon Dieu!

GKRARD.

El) bien, oui, certes ! le voilà d'une pâleur,.. Qu'y a-t-il donc ?

LA PRINCESSE

Il v a, mon cher comte, qu'on ordonne à monsieur l'impertinence et l'ingratitude, et qu'on a sur lui des droits... ('. ÉriAlM), à la piiQcesse , bas.

Éniilia !

LE DUC

Eh! mon Dieu' ne voyez-vous pas que miss Marbara a travaillé pour lui dans un autre sens, et qu'il trous e ailleurs de meilleures conditions ?

FLA.MÎMO, avec une f.'ai('té forcé.'.

Allons, j)uisque le duc trahit ce grand secret... Il est vrai, princesse, je pars pour la Russie.

GÉRARD

Ali! vous allez en Russie ? (a part.) A la bonne heure ! c'est encore i)!us loin.

LA PRINCESSE, prenant le bras de Gérard pour sortir.

Et vous croyez ça, vous? C'est très-joli de votre part.

(Uaut.) Au revoir, miladies !

Elle sort avec Gérard.

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IIARBAHA.

Oh! il n'est pas bon. le mensonge! Elle fera une vindication tout de suite.

LE DUC

Soyez tranquilles, je la ferai bien taire, moi ! et tout de suite ! et, après ça, je reviendrai peut-être vous demander à dîner.

Oui, oui, venez !

Le duc sort.

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