‹ Théâtre completChapitre 80 sur 146 · BA II BAH A · texte numérisé non relu

BA II BAH A

Oii! vous avez, vous sentez le amitié pour Flaminio ! (Le dii(i .'Mire ) Eh bien, le logique du cd^iir il dit ([u'il ne devé pas deiuaiider à le 0[»inion le saiiclinn de lui. SAKAll, alKorbée et cuiiime briioe.

Latpiais ! il a été laquais !

BARBARA

Oh ! il a été Jeanne-Jack Rousseau aussi laquais !

LE DUC, qui est entré à pas de loup.

Laquais ! allons donc! Flaminio?

SARAH, se levant.

Mais, monsieur le duc...

BARBARA, au duc.

Oui, oh! parlez !

LE DUC

Il a été gondolier dans la maison Palmérani. Bah! à quel âge? il avait douze ou treize ans! Et savez-vous pourquoi on l'a congédié, le pauvre enfant? Parce qu'il m'apportait chaque jour son diner en échange des leçons de français que je lui donnais dans la soirée... car moi-même qui vous parle... Mais il ne s'agit pas de moi. Sachez qu'un barcaroUe n'est pas un laquais; et, quant au reste...

SARAH , avec amertame.

Oui, le reste! une vie de désordre et d'infamie !

LE DUC

Bah ! le désordre ! Quel ordre voulez-\ous qu'on ait quand on ne possède rien? Quanta l'infamie... après ce que vous venez de lui voir faire... 3Ia foi, milady, v'ous êtes plus méfiante que moi, et pourtant vous n'avez pas mon expérience! Eh bien, moi, je vous disque la Palmérani en a menti, comme une folle et une jalouse q'i'elle est.

SARAH

Jalouse! oui, on doit l'è re quand on aime... Mais avilir ce qu'on aime !

LE DUC

Dame ! c'est pour en dégoûter les autres ! Le moyen n'est pas nouveau; mais il est toujours diabolique.

Page 1