FLAMINIO, RIT A
FLAMIXIO, immobile, près de la porte du fopd.
Elle aussi ! Ah! c'est trop se laisser humilier! Faut-il implorer ma grâce quand c'est moi qu'on outrage!... Elle va revenir... Elle n'est pas partie... (On entend rouler une voiture.) Ah ! Eh bien, partez donc, savourez ma douleur et la vôtre. Mon
devoir serait de fuir... (En marchant avec agitation, il .=e trouve auprès de Rila, qui pleure la figure dans ses mains.) Ah! tu es là, toi?
Qu'est-ce que tu fais-là ?
RITA tressaille, le regarde et tombe à genoux, effrayée. Oh! comme tu parais en colère! Flaminio, ne me tue pas! FLAMIXIO, haussant les épaules.
Que je ne la tue pas! AUoos, relève-toi, et reste ici. Je sors pour une heure tout au plus, et c'est pour m'occuper de toi. Je t'avertis que je vais t'enfermer.
BITA.
M'enfermer? Non! tu me fais peur! Je veux m'en aller, moi. tout de suite. Je veux retourner dans mon pays.
FLAMIXIO.
• Oh! tu y retourneras, je t'en réponds! Dans une heure, tu ■partiras, sans châtiment ni reproche, mais tu ne reviendras jamais, ou je jure...
RITA
Quoi dpnc ? de quoi mp menaces-tu ?
FLAMINIO ^■"'
FLAMINIO
Je jure que... tu verras! (a pan.) Je ne sais de quoi la menacer! Je ne sais pas gronder les enfants, moi !
Il prend son chapeau.
RITA, inquiète.
OÙ vas-tu»?
FLAMIMO.
Chercher de l'argent pour ton voyage.
Oh! ne me renvoie pas comme ça, on dirait que tu me détestes ! *
Au contraire ! je t'aime énormément! dans ce moment-ci, surtout! Mais qu'est-ce que tu as donc aux mains? Tu es blessée !