SCENE V
Le Jardin, au coucher du soleil, Luc el Jeannine sont enlacés.
JEANNINE
Embrasse-moi. Embrasse-moi encore... C'est étrange, il y a seulement quinze jours, quand tu m'approchais, il me semblait toujours que quelqu'un «e dressait entre nous... A présent, il n'y a plus personne pour nous séparer. C'est comme un rival dont tu te serais débarrassé.
LUC
J'ai tué le mauvais rêve... le monstre de fumée qui t'empêchait de respirer.
{Silence.)
JEANNINE
Je crois que je t'ai aimé dès que je t'ai vu.
J'ai eu pitié de toi, avant même de te connaître... et dès que tu m'as parlé... non, ce n'était pas le désir, ce n'était pas la sympathie qu'éveille en moi toute créature souffrante. C'était l'amour.
JEANNINE
Pourquoi s'est-il glissé en nous sous de faux noms ?•