‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 127 sur 186 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

SARTERRE, s'arrélanl devant lui.

Vous me connaissez ?

FANERES

Depuis longtemps.

SARTERRE

Prouvez-le-moi.

FANÈRES

Ce voyage que vous avez fait au Laos, dans la vallée du Youmadong, vous ne l'avez pas fait seul...

SARTERRE

Après ?

FAXÈRES

J'ai eu comme élève celui qui fut votre compagnon de route.

SARTERRE

De Bronte?

FANÈRES

Il m'a parlé de vous avec une espèce de terreur.

SARTERRE

De Bronte est un idéaliste dans votre genre. Il n'a jamais soupçonné qui j'étais. Il n'a jamais compris la force qui me poussait.

FANÈRES

Osez-vous la justifier ?

SARTERRE

Et vous, osez-vous la condamner?

FANÈRES

Je crois que ma vie m'en a donné le droit.

SARTERRE

Non pas... Vous êtes un homme irréprochable, mais il y a, dans la nature humaine, des secrets que vous n'avez pas encore pénétrés... Pour condamner, il faut comprendre... et vous ne pouvez pas m'avoir compris, car je ne me comprends pas moi-même.

FANÈRES

Pourtant...

SARTERRE, désignant la porie de droite qui s'ouvre.

Plus un mot!

VERA, entrant*

On peut se mettre à table.

RIDEAU

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