‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 56 sur 186 · LES MÊMES, DES PAYSANS, DES FEMMES, DES JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

LES MÊMES, DES PAYSANS, DES FEMMES, DES JEUNES FILLES

(Entrent le vieux Ralud, la vieille Ralud, une paysanne avec un goitre et leur fille, vingt ans, jolie. Les femmes sont enveloppées dans des châles noirs. L'homme porte une lanterne.)

LE VIEUX RALUD, à Claire.

Mâme la Duchesse, bonsoir!

LA VIEILLE RALUD, faisant une révérence grotesque,

Mâme la Princesse!

LE VIEUX RALUD

Vot' santé z-est bonne?

LA VIEILLE RALUD

La température vous incommode pas?

(Claire hausse les épaules» Les arrivants et Jeanne se souhaitent le bonsoir d'an bref signe de tête. Ils s'installent près du poêle.)

LE VIEUX RALUD, au grand-père.

Hé, père Tairraz... Et la santé?

Me v'ià solide... Je retourne à la chasse. Et j'vas danser, c'te nuit!

LE VIEUX RALUD, désignant sa fille en riant.

V'ià une cavalière !

(Jeanne et la vieille Ralud s'asseoient devant les rouets et filent. On frappe. Amé va ouvrir, Prat et Ribiers entrent avec la vieille Jacquerod et sa jeune fille.)

PRAT ET RIBIERS

Bonsoir.

LA FILLE JACQUEROD

Quel froid. Seigneur !

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