‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 93 sur 186 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Le cabine l de travail de Michel S ar terre, à Paris,

Au fond, porte donnant sur un vestibule d* entrée. Aux premiers plans droite et gauche, d'autres portes. Au deuxième plan droite, ^ une large fenêtre ouverte sur l'horizon des toits parisiens. La pièce est tapissée de soieries exotiques, où s'évoquent, sur toutes les gammes du jaune et du vert, les forêts tropicales. Parmi les lianes et les palmes, ce sont les jeux acharnés des serpents et des tigres, des vols d'oiseaux que poursuivent des monstres, un enchevêtrement de formes animales et végétales. Une natte de couleur ocreuse recouvre le plancher. Très peu de meubles. A gauche, un piano à queue porte des manuscrits, des partitions. Un divan, une table de travail lourdement chargée de papier à musique, de parties d'orchestre, de journaux, de brochures. Çà et là, des chaises en bambou, très simples. Au moment où la toile se lève, il est cinq heures d'une après-midi de printemps. Un soleil encore vif descend lentement vers les lointains

fumeux qui Vengloulironl, Ses rayons orangés susciienl sur les lenlures mainls Jeux d'or et cTémeraude. Une lumière jaune el chargée, limide refiel des soirs d^orienl, règne dans la pièce.

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