‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 100 sur 138 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

MAÉLIK

Comment le sol de la brousse devkndrait-il le ciel ? Comment Teau du marécage deviendraitelle les feux du soir?

ROUGÉ

Plus de changements sont possibles dans une seule tête blanche que dans toute la nature. Imagine que, pour nous, le mal devienne un jour le bien ; je te demande si tu aimerais cette justice nouvelle ?

MAÉLIK

Allahou nous préserve de voir un tel jour I

ROUGÉ

Réponds.

MAÉLIK, après un temps, soupirant avec résignation.

Ce qu'aiment les blancs... il faudrait bien Taimer aussi.

ROUGÉ

Ah, ah î

MAÉLIK

Mais, pourquoi ceux qui ont mis tant de clarté dans nos cœurs y jetteraient-ils une telle confusion ?

ROUGÉ passe sa main sur ses yeux, semble sortir de son rêve et, cTun ton naturel :

Va, et ne cherche pas à comprendre. Reste au village, il se peut que j'aie besoin de toi.

MAÉLiK, s'inclinanl.

Tu me trouveras entre mes femmes et mes enfants, dans la paix de ma grande case.

(// sorL)

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