‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 105 sur 138 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ROUGÉ, MADAME LE CORMIER

{On entend madame Le Cormier appeler à gauche : « Paul... Paul. » Puis, elle paraît.)

MADAME LE CORMIER

Oh, pardon, je croyais que mon mari était ici.

ROUGÉ

Il va revenir.

MADAME LE CORMIER

Comme vous êtes pâle! Vous sentez-vous mal?

Ce n'est rien, merci... C'est cette tornade qui approche... Je n'ai guère de répit à espérer, d'ici la saison sèche.

MADAME LE CORMIER, uvec Sympathie.

Vous souffrez ?

ROUGÉ

Suffisamment.

MADAME LE CORMIER, vlvemenl.

Voulez-vous une infusion ?... Un peu d'orangeade ?

ROUGÉ

Rien du tout... Si j'ai mal, que j'en crève. Et le plus tôt sera le mieux.

MADAME LE CORMIER, émue.

Monsieur Rougé...

ROUGÉ

Quoi?

MADAME LE CORMIER

Pourquoi ne vous soignez-vous pas ?

ROUGÉ

Pour qui me soignerais-je ?

MADAME LE CORMIER, embarrasséc.

Mais... pour vous-même, d'abord.

Apprenez, chère Madame, que je ne m'aime pas assez pour prendre souci de ma santé.

MADAME LE CORMIER

Alors, pour les autres.

ROUGÉ, amèrement.

Quels autres ? Ne faites donc pas semblant d'ignorer le plaisir que ma mort causerait à tout le monde, ici. Quel tam-tam, le jour où mes chimpanzés porteront en terre la carcasse détestée de leur résident ! Votre mari ne s'y joindra pas, car c'est un homme à principes. Mais, si vous lisez

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