‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 138 sur 138 · LES MÊMES, LE FÉTICHEUR · texte numérisé non relu

LES MÊMES, LE FÉTICHEUR

(On enlend, loul près, les deux accords cinglants du violon du félicheur et aussilôl, sa télé apparaît^ au-dessus de la clôture. Il éclate d'un rire strident et prolongé. Rougé et Préfailles ont d'abord un mouvement de recul effrayé, puis se ressaisissent.)

C'est toi, féticheur ? Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

LE FÉTICHEUR^ entrant.

Moi véni porter nouvelle.

ROUGÉ

Quelle nouvelle ?

LE FÉTICHEUR, aVCC OrgUCll.

Toi grigris n'a pas vouloir ? Goré-Goré, y en a vengé fétisseur ! Moi savé bien... Moi y en a prévenir.

ROUGÉ

Mais qu'est-il arrivé ? Parle donc !

LE FÉTICHEUR

La Madame Blanque... (Il fait le geste de trancher une gorge.)

ROUGÉ

Hein ?

LE FÉTICHEUR

Li nèg' y a couper cou... Moi vu tomber la tête... Rouler pa terre comme fruit pourri.

PRÉFAILLES

Ah, les bêtes sauvages I (A Raugé.) Venez I Nous abattrons ce Maélik et sa femme I

LE FÉTICHEUR, méprisaul.

Maélik? Peuh 1 {Fanatique») Ça y a Goré-Goré, qui l'a fait 1

PRÉFAILLES

Venez donc I

ROUGÉ

A quoi bon?... C'est nous qui Pavons tuée... Elle a aimé... Elle a eu pitié... rnème de moi !... Justice est faite.

{El il reste immobile , com.me paralysé par sa pensée. Pré failles sort rapidement au fond, en bousculant le féticheur.)

RIDEAU

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