‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 39 sur 138 · TREIZIEME TABLEAU · texte numérisé non relu

TREIZIEME TABLEAU

La chambre de rHomme, le soir. Il est au lil. Luc de Bronle esl assis à son chevet,

LUC DE BRONTE

Des étourdissements, dites-vous ?

Pas précisément.

LUC DE BRONTE

Des vertiges ?

l'homme Non plus, mais, par moments... comme un obscurcissement.

LUC DE BRONTE

De l'intelligence, ou de la vue ?

l'homme Des deux. Un voile, un brouillard, qui s'interpose entre le monde et moi. Je ne perçois plus nettement les rapports des choses. Mon attention se relâche, ma pensée flotte. Je suis comme absent de moi-même et je ne suis pas ailleurs ; je ne suis nulle part... C^est un état passager, mais très désagréable. Quand je me trouve dans cette espèce de crépuscule, certains mots, certains mouvements prennent une importance démesurée.

LUC de BRONTE

Par exemple ?

L^HOMME

Des gens passent dans la rue, en causant. Une

Page 1