‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 52 sur 138 · M°^° PATURON · texte numérisé non relu

M°^° PATURON

Mon Dieu !

LE PEINTRE

C^est lui, c'est Impérator î

{Le Pharmacien paraît, debout sur le piano, brandissant une lampe de poche qui éclaire son visage.)

LE PHARMACIEN

N'ayez pas peur. Ce n^est que moi !

Mais qu'est-ce que vous faites là ?

lE PHARMACIEN

Je contrôle, chère Madame. La sonnette est sûrement cachée dans le îustre, à moins que la rosace du plafond ne soit truquée.

LE MÉDIUM, se levant. Vous mentez ! Vous n'êtes qu'un absurde et petit, tout petit pharmacien. Vous êtes mesquin, vous êtes laid et dubitatif. Vous avez un affreux Karma, c'est moi qui vous le dis. La sonnette est astrale ! C'est astral, ce que vous avez entendu, rien qu'astral ! (Elle rallume la lampe.) Cherchez dans le lustre et dans le plafond I Cherchez donc, je vous en prie î

^me PATURON

Calmez-vous, chère miss Barnes î Vous savez bien que je ne vous ai jamais soupçonnée,

LE MÉmuM

Vous permettez que d'autres me soupçonnent. Je ne me dérobe pas au contrôle, mais je réclame un contrôle intelligent î {Au Pharmacien.) Eh bien, l'avez-vous trouvée, la clochette?

LE PHARMACIEN, descendanl ,penaud.

Non. Mais il est encore possible qu'on ait sonné à l'escalier de service.

LE MÉDIUM, le poussant dehors.

Allez-y voir, à l'escalier de service ! Je vous l'ordonne.

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