M™® PATURON
Nous ne savons rîen de votre vie, Monsieur.
PREMIÈRE JEUNE FILLE, à FHomme, Alors, c'est vrai ?
DEUXIÈME JEUNE FILLE
Cette Alberte a existé ?
l'homme Eh bien, oui. Une femme que j'ai connue et qui s'appelait Alberte est morte à l'hôpital de la Pitié. (Sensalion.) LE MÉDIUM, à F Homme.
On se plaint que les médiums trichent et c'est vous autres qui faussez les expériences !
l'homme
Mademoiselle, je ne crois ni aux médiums ni aux expériences.
LE MÉDIUM
Alors, ces mots^ Alberte, Pitié, d'où viennentils, je vous prie?
l'homme Je n'en sais rien.
(Pendanl qu^ il parle, le guéridon bascale contre
lui,)
LE MÉDIUM
Comment expliquez-vous ceci ?
l'homme J'ai peut-être pesé sur la table...
LE MÉDIUM, avec autorité.
L'esprit est encore là. Interrogez-le.
90 L' no MME ET SES FANTOMES
(V Homme, le Médium, le Peintre el Mme Paliiron posent leurs mains.)
l'homme, (Tune voix timide, angoissée.
Vous êtes encore là ?
{Un coup.) l'homme Que voulez-vous ?
{Une série de coups violents et d^ amples oscillations.)
LA SECRÉTAIRE
Venger.
{Sensation. Les jeunes Filles se serrent l'une contre l'autre, de terreur. Les assistants s^écartent involontairement.)
m"'® paturox, gémissant.
C'est horrible. Finissons !
LE MÉDIUM, impérieux.
Continuez, je l'exige. {Au guéridon.) Et comment ferez-vous, pour vous venger ?
{Plusieurs coups.)
LA SECRÉTAIRE
Mai.
LE PEINTRE, au guéridou.
Mai ? Le mois de mai ? {Un coup.) Nous ne comprenons pas. Voulez-vous dire que vous reviendrez ici, en mai ? {Deux coups.) Non.
LE MÉDIUM, au guéridon.
C'est un rendez-vous que vous donnez à Monsieur? {Un coup.) Vous le visiterez au mois de