DIX-SEPTIEME TABLEAU
La chambre de PHomme, le soir. Un incendie a détruit une partie du mobilier, noirci les murs et le plafond. La partie gauche de la chambre, oh se trouve le lit, est intacte. Mais à droite, des décombres, des débris de meubles carbonisés gisent en tas. Les rideaux pendent, à. demi rongés et noircis par la flamme.
UHomme entre, en tenue de voyage, suivi du domestique^ qui porte un flambeau et une valise.
l'homme Et quand dis-tu que le feu s'est déclaré?
le domestique, posant le flambeau et la valise
à terre.
Cette nuit. Monsieur. Je ne m'en suis aperçu qu'à
sept heures, en descendant. J^ai téléphoné au coînmissaFJat, mais quand les pompiers sont arrivés, les portes du salon flambaient déjà. On croyait que la maison tout entière y passerait. C'est à ce mo lent-là que je vous ai télégraphié, Monsieur. Si ; avais su... je ne vous aurais pas inquiété si foU... Tout de même, il vaut mieux que vous soyez là pour discuter avec la compagnie d^assurances.
l'homme
De toutes façons, je serais rentré demain ou après-demain.
LE DOMESTIQUE
Où coucherez-vous. Monsieur?
l'homme
LE DOMESTIQUE
C'est que les vitres ont sauté. Vous aurez froid.
l'homme Tant pis. Je suis trop fatigué pour aller à l'hôtel. (Le Domeslique prépare le lit.) Il n'est venu personne?
LE DOMESTIQUE
Si, Monsieur Créant. Il m'a chargé de vous dire qu'il reviendrait ce soir.
l'homme Tu le (eras entrer.
LE DOMESTIQUE
Monsieur Patrice a téléphoné plusieurs fois.
Pour lui, je suis toujours à Villers.
lOS ^ L'HOMME ET SES FANTOMES
LE DOMESTIQUE, soupiranl.
Bien, Mol 31 }ur.
l'homme Pourquoi soii^ Ires-tu ?