‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 97 sur 138 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ROUGÉ, L'ALMAMY, MAÉLIK

(Les deux chefs pénètrent dans la véranda et saluent Rougé. L'Almamy est un vieux noir à barbiche blanche, à l'expression rusée et impudente. Sa corpulence est encore accentuée par les larges draperies d'un riche boubou de soie blanche. Un chapeau de paille, aux bords immenses, est attaché dans son dos, Maélik a la peau cuivrée et le visage noblement régulier. Il est de haute taille et vêtu d'une gandoura bleue,)

ROUGÉ

Approchez.

l'almamy La bénédiction d^Allahou soit avec toi.

xMAÉLIK

Et avec tous les tiens.

ROUGÉ

Eh bien, Almamy, on m'a rapporté que tu accusais Maélik de t'avoir enlevé tes captives ?

L ' A L M A M Y , gc igna rd.

Oui, commandant. C'étaient mesdeux plusjeunes captives. Elles valaient chacune plus de six cents francs. Je ne les aurais pas données pour trois paires de bœufs. Et c'est ce bandit^ cet enfant de caïman qui me les a volées.

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