‹ Théâtre complet (volume 5)Chapitre 3 sur 68 · CTE I · texte numérisé non relu

CTE I

la Vierge. Il y a un courant qui porte de ce côtélà. Demain, si la mer le permet, nous pourrions croiser sous la falaise de Plouzané.

ALBERT

Bien. Je vous accompagnerai.

(Un silence.)

LE PÊCHEUR

Mon homme de barre, qui est sur la côte depuis trente années, dit que nous ne trouverons rien.

ALBERT

Je tiens à ce que les recherches soient continuées. Je paierai ce qu'il faudra.

LE PÊCHEUR, hésiiani.

Mon homme de barre connaît une pratique de la côte de Guingamp, qui a quelquefois réussi.

ALBERT

Quelle pratique ?

LE PÊCHEUR

Je m'en suis gaussé, la première fois qu'on m'en a parlé.

Dites toujours.

LE PÊCHEUR

C^est une planche où ils posent une écuelle de son. Ils plantent un cierge bénit dans le son... Ils l'allument, ils lâchent le tout sur la mer et la chan-

e L'AMOUB MAGICIEN

délie navigue vers la place où se trouve le corps.

(// corrige son récit par un geste de demi-incrédulité. )

ALBERT

Nous fouillerons les falaises de Plouzané.

LE PÊCHEUR

A vos ordres, monsieur Carolles.

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