‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 104 sur 169 · SCÈNE V Lès mêmes, BOURDON · texte numérisé non relu

SCÈNE V Lès mêmes, BOURDON

ROSALIE, à Bourdon qui est entré doucement.

Comment êles-vous entré ?

BOURDON

Par la porte qui était ouverte. Vous avez tort, ma fille, de laisser votre porte d'entrée ouverte ; on pourrait dévaliser vos maîtres.

ROSALIE, sous le nez.

Il n'y a plus de danger. L'ouvrage a été fait et bien fait.

BOURDON, en descendant la scène, à M me Vigneron qui se lève.

Ne vous dérangez pas, madame, j'attendrai que votre repas soit terminé.

MADAME VIGNERON, allant à lui.

Qu'avez-vous à me dire, monsieur Bourdon ?

BOURDON, à mi-voix.

Je viens encore, madame, de la part de Teissier pour ce projet qui lui tient au cœur. Je dois croire, n'est-ce pas, que vous avez instruit votre -fille de la demande que je vous ai faite ?

MADAME VIGNERON

Mais sans doute.

BOURDON

Autorisez-moi, je vous prie, à la lui renouveler moi-même en votre présence.

MADAME VIGNERON

Soit. J'y consens. Judith, emmène ta sœur, mon enfant. Marie, M. Bourdon veut causer avec nous.

Page 1