‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 148 sur 169 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

j'ai assez de ses conseils et qu'il dispose de son, influence.

CLOT1LDE

Je ne le veux pas. On sait que ton oncle s'est occupé d'une position pour nous, qui que ce soit qui nous l'obtienne, ce sera toujours à lui que nous la devrons, tu me comprends. Tu ne tiens pas à ce qu'on dise que Mme Simpson te protège et que nous enlevons des faveurs grâce à elle ou à son entourage.

DU MESNIL

C'est très juste. Je vais porter ta lettre et j'irai voir mon oncle. Mais les économistes se passeront de moi cette fois.

CLOTILDE

Je ne le veux pas. Pourquoi changer quelque chose à nos habitudes ? Ce n'est pas une corvée pour toi, ce dîner. Tu en reviens généralement fort tard, la. tête assez en l'air, et avec des histoires qui me donnent un aperçu de votre conversation. Vous êtes entre hommes, vous dites des bêtises, vous avez raison. Ne te prive donc pas d'un plaisir, on n'en a pas tant en ce monde. Tu iras retrouver ces messieurs, dont le genre t'amuse, et moi ma petite amie qui serait désolée de ne pas me voir.

DU MESNIL

C'est bien. Je n'insiste pas. Mais aujourd'hui où je suis de très mauvaise humeur, j'aurais préféré rester avec toi.

CLOTILDE

Je te remercie. Ne le regrette pas, va. Ça se retrouvera.

DU MESNIL Allons, au revoir, je vais porter ta lettre.

CLOTILDE

C'est Cela, (il se dirige vers le fond piteusement.) Tenonsnous droit, n'est-ce pas, et un peu de gaieté, si c'est possible. Ne mettons pas les autres dans la confidence de nos ennuis, ça ne sert à rien.

DU MESNIL, revenant.

Qu'est-ce que je dois dire à mon oncle ?

CLOTILDE Ce que tu voudras.

DU MESNIL

Alors, c'est bien convenu, tu m'envoies à ce dîner. Tu m'y envoies dans des dispositions atroces.

Elles passeront... quand tu seras à table.

Je vais m'en flanquer jusque là.

Il sort.

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