ACTE DEUXIÈME
DU MESNIL
Je te comprends.
CLOTILDE Il est temps.
DU MESNIL
Tu te trompes. Ces choses-là ne se font jamais aux. Finances.
CLOTILDE
En somme, personne n'est encore nommé, ni toi niun autre, et tu t'es désespéré trop tôt, ce qui est tonhabitude.
DU MESNIL
Soit ! Je le veux bien ! Que faire ?
CLOTILDE, après avoir réfléchi.
Ote-toi de là.
Elle passe brusquement devant lui, s'assied à la table et se met à écrire.
Dis-moi un peu...
CLOTILDE Ne me trouble pas.
DU MESNIL
Entendons-nous d'abord.
CLOTILDE
C'est inutile... J'écris à Lolotte et je lui demande un rendez vous ; elle comprendra qu'il s'agit d'affaires, sérieuses.
DU MESNIL
Lolotte ! Qu'est-ce que c'est que ça, Lolotte ?
CLOTILDE
Lolotte, c'est Mmo Simpson. Nous l'appelons Lolotte dans l'intimité, depuis qu'elle a joué le rôle de Chaumont ; ça lui fait plaisir.
DU MESNIL
C'est bien. Ecris à Lolotte. Tu diras ce que tu voudras. Si Lolotte réussit là où un membre de l'Institut a échoué, j'en serai charmé pour ma part, mais je plaindrai la France.
CLOTILDE
Laisse donc la France tranquille. Elle ne s'occupe pas de toi, ne t'occupe pas d'elle. (Se relevant. (As-tu quelque chose à faire en ce moment ?
DU MESNIL
Mon intention est de rester chez moi et de m'y enfermer pendant huit jours.
CLOTILDE
Je ne le veux pas. Je n'ai pas envie que tu te rendes malade pour une affaire qui peut encore très bien tourner. Tu vas prendre cette lettre et la porter chez Mme Simpson, ça te promènera. De là, tu iras voir ton oncle.
DU MESNIL
Pourquoi ? Un homme qui n'est bon à rien, tu le <lis toi-même. Je vais lui écrire, à mon oncle, que