SCÈNE IX
Les mêmes, TEISS1ER.
TEISSIER Je suis votre serviteur, madame.
MADAME VIGNERON
Donnez-moi votre chapeau, monsieur Teissier, que je vous en débarrasse.
TEISSIER
Laissez, madame, je le déposerai moi même pour être plus certain de le retrouver.
MADAME VIGNERON
Comme vous voudrez. Asseyez-vous là, dans ce fauteuil.
Un peu plus tard. Il fait très froid dehors et très, chaud chez vous, je me tiendrai debout quelques instants pour m'habituer à la température de votre salon,
MADAME VIGNERON
Vous n'êtes pas malade ?
TEISSIER
J'évite autant que possible de le devenir.
MADAME VIGNERON
Comment trouvez-vous mon mari depuis quelque temps ?
TE1SSIER
Bien. Très bien. Vigneron s'écoute un peu maintenant que le voilà dans l'aisance. Il a raison. Un homme vaut davantage quand il possède quelque chose. Occupez-vous de vos invités, madame, j'attendrai le dîner dans un coin.
Il la quitte.
MADAME VIGNERON, allant à M<»° de Saint-Genis.
Eh bien? Le voilà, M. Teissier ! Comment le trouvez-vous ?
MADAME DE SAINT-GENIS Il a des yeux de renard et la bouche d'un singe.
Auguste annonce : « M. Bourdon. »
MADAME VIGNERON
J'avais oublié de vous dire que notre notaire dînait avec nous.