‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 48 sur 169 · ACTE DEUXIÈME 8l · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME 8l

gesse avec mon futur, mais c'était mon futur, je ne voyais pas de danger ni un bien grand mal en me confiant à lui.

MARIE

Allons, calme-toi, lu exagères comme toujours. Tu as dit à M. de Saint-Genis que tu l'aimais, n'est-ce pas, tu es bien excusable puisque tu devais l'épouser. Vous vous preniez les mains quelquefois et vous vous êtes embrassés peut-être, c'est un tort sans doute, mais qui ne vaut pas les reproches que tu te fais.

BLANCHE, après avoir hésité.

Je suis sa femme, entends-tu, je suis sa femme !

MARIE, très innocemment.

Je ne comprends pas ce que tu veux dire.

BLANCHE, surprise d'abord et émerveiller.

Oh ! pardon, pardon, chère sœur, pure comme les anges, je n'aurais jamais dû te parler ainsi. Oublie ce que je viens de te dire, ne cherche pas à le comprendre et ne le répète à personne surtout, ni à maman, ni à Judith.

MARIE

Sais tu que je te crois un peu folle ou bien c'est moi qui suis une petite bête.

BLANCHE

Oui, je suis folle, et toi tu es la plus belle enfant et la plus charmante sœur qu'on puisse rêver.

Elle l'embrasse pasionnément.

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