SCENE QUATRIEME I
LOUISE Filons.
Les ouvrières font leur toilette de départ en même temps qu'Auguste enlève la table.
ZOE, qui a rejoint Blanche.
Comment que vous faites, mademoiselle, pour être aussi futée de vos doigts ? Je n'ai pas les pattes bien grosses, mais je ne saurais jamais.
BLANCHE
Coquette ! C'est pour me montrer vos mains que vous me dites cela. Elles sont charmantes, ma foi ! on dirait les mains d'un enfant.
ZOÉ
Cette robe, mademoiselle, à qui l'envoyons-nous ?
BLANCHE
A la comtesse du Plessis.
ZOÉ
Une comtesse pour de bon ?
Pour de bon, oui.
ZOÉ
Est-ce qu'elle est bien mignonne ?
BLANCHE Très mio-nonne.
ZOÉ C'est bien alors. Les jolies choses sont faites pour
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les jolies personnes. (Allant à la caisse et tapant dessus.) Sera-t-elle contente, cette petite gueuse, quand elle va recevoir ça!
BLANCHE
Etes-vousprêt, Auguste? Mademoiselle Marie vous attend.
AL'GUSTE, allant à elle, avec un sourire.
Nous v'ià donc fâchés, mademoiselle ?
BLANCHE Oui. Je suis très mécontente de vous.
AUGUSTE, souriant toujours.
Ça tombe mal!
BLANCHE Pourquoi ?
AUGUSTE
Je m'étais dit qu'aujourd'hui dimanche, vous auriez l)ien un petit moment, et moi aussi, et que nous pourrions causer ensemble.
BLANCHE
A quel propos?
AUGUSTE
Il s'agirait d'un mariage que j'ai en vue depuis long^ temps.
BLANCHE
C'est bien, Auguste. Je ne demande pas mieux que de vous écouter. Faites votre course et ne perdez pas ■de temps. Vousme retrouverez ici.