‹ Théâtre completChapitre 159 sur 235 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

ne, vous trouvez que je m'émancipe un peu vite et que l'avenir ne serait peut-être pas sans danger. Rassurez-vous. J'ai fermé la porte pour toujours à ces imaginations licencieuses, qui ne laissent derrière elles que trouble, épuisement et remords. Je rêve maintenant une existence austère, sans frivolité et -sans dissipation ; de graves devoirs accomplis plus gravement encore ; un foyer solennel comme un cloître. Vous voyez, ma mère, que nous sommes loin de nous entendre, et que nous envisageons mon mariage bien différemment. Vous me dites: «Tu tiens le bonheur, » et moi je pense : « L'honneur est là. »

Page 1