‹ Théâtre completChapitre 162 sur 235 · SCÈ\TE III HÉLÈNE, MICHEL · texte numérisé non relu

SCÈ\TE III HÉLÈNE, MICHEL

MICHEL, allant à elle avec emportement.

Je t'adore ! Je t'adore !

HÉLÈNE Prenez garde !

MICHEL, changeant de ton, très tendrement.

Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime !

Oui, je vous crois, mais je suis un peu troublée» éloignez-vous.

MICHEL

Je m'éloigne, mon Hélène, je t'obéis ; aujourd'hui toujours. Toujours je serai soumis et suppliant ; tu ne connaîtras la violence de mon amour que par la tendresse de mes soupirs. Joie suprême ! Unique pensée ! Tu es à moi ! Les battements de mon cœur m'étouffent et je cède en même temps à une sensation inexprimable de bien-être et de délivrance. Il arrive souvent aux enfants dans leur sommeil de poursuivre une conquête merveilleuse qui fuit incessamment devant eux. Peu de rêves sont aussi fatigants et aussi cruels, c'était le mien ; mais ma merveille est là, près de moi.

HÉLÈNE

Comme il m'aime !

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