ACTE QUATRIEME
MICHEL
Une amourette !
HÉLÈNE, se jetant à ses pieds.
Pardonnez-moi.
MICHEL
Relevez-vous. Parlez, parlez vite. Cet homme, vous échangiez des lettres avec lui ?
Oui.
Des rendez-vous ?
Oui.
Il vous pressait de ses caresses, de ses désirs...
Misérable ! (il ]a frappe plusieurs fois; elle tombe.) Fille de ton père, qui était un misérable aussi... Infâme ! Prostituée ! La fille des rues me dégoûterait moins que toi. Va-t'en, va-t'en, je t'étranglerais... Ah ! que je ne te rencontre jamais avec ton galant, son compte serait vite réglé. (Elle s'est relevée et dirigée vers la porte.)
Où cours-tu, coquine ? Reste là, ne bouge pas. Irais^ tu le retrouver par hasard ?... Réponds, effrontée 1 Es-tu lâche aussi ? As-tu tous les vices ? Dis-moi donc que tu vas le retrouver.
HÉLÈNE Eh bien, oui !
Michel court à la table et saisit un couteau ; Hélène tend sa poitrine ; il hésite et s'enfuit en poussant des cris sauvages.