‹ Théâtre completChapitre 209 sur 235 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

que cette lecture seule des journaux exige de temps. J'en ai fait le calcul, montre en main. Il me faut chaque matin régulièrement deux heures trois quarts pour me mettre au courant de la vie parisienne; je ne sortirais jamais de chez moi avant ça.

DE LA ROUVRE, à part.

Voilà les fils du monde moderne !

Adèle rentre.

RAOUL

Qu'y a-t-il, Adèle?

ADÈLE

Madame se trouve trop souffrante pour recevoir et fait bien ses excuses.

DE LA ROUVRE

Je vous prie, mademoiselle, d'annoncer à Mme de Sainte-Croix que je pars ce soir, et que, dans le cas où sa santé s'améliorerait, je reviendrai lui faire mes adieux.

ADÈLE

Bien, monsieur; la commission sera faite.

Elle sort RAOUL

Je regrette mille fois ce nouveau contretemps ; ma mère absente, ma femme malade, il ne reste plus que moi pour vous recevoir.

DE LA ROUVRE

Ne vous donnez pas cette peine. Adieu, monsieur.

Il sort.

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