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ACTE TROISIEME

O roi, si le sort t'abandonne, Ma vie est à toi pour toujours ; On peut t'enlever ta couronne, Mais tu garderas celle de l'amour.

Le sceptre est un poids

Qui t'accable et t'écrase, Laisse-le pour vivre auprès de moi ;

Cherchons pour nos cœurs,

Au pied du Caucase, Un vallon couché dans les fleurs.

Etrangers aux bruits de la terre, Là nous vivrons dans le mystère ; L'écho charmant de ce séjour N'entendra que des mots d'amour.

Ah ! viens, portons dans un lieu solitaire Nos deux cœurs unis sans retour.

O roi, si le sort t'abandonne,

Mais le bruit du combat se rapproche. — Grands dieux ! Je vois nos ennemis partout victorieux.

Le roi combat dans cette foule, Il est blessé ! — J'ai vu son sang qui coule.

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