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ACTE DEUXIEME

VINCENT

Ah ! vous détestez les petits crevés ; vous êtes tout Je portrait de mon fils.

CHEVILLARD

Voilà la femme au dix-neuvième siècle !

MADAME BERTRAND, à-Éloi.

Eloi, dites vos bêtises pour tout le monde et tenezvous tranquille, si c'est possible. Je n'aime pas qu'on me fasse le pied quand je mange.

VINCENT

Ah ! ah ! monsieur Eloi !

ÉLOI

Occupez-vous de votre assiette.

VINCENT

Monsieur Eloi, quel est le meilleur, pour se piquer le nez, du vin blanc ou du vin rouge ?

Rosier rit.

ÉLOI, à Rosier.

Et vous là-bas, qui riez des questions qu'on fait aux autres, dites-nous donc lequel est le plus tendre, de votre femme ou de vous ?

CLARISSE

Mes enfants, il va faire très chaud chez vous dans un instant ; je vais vous chanter une romance, si ça peut vous être agréable, et j'irai prendre un peu l'air.

WBUOTHECA

i^aviensis

IOO L'ENFANT PRODIGUE

ELOI

Y aura-t-il un refrain à ta chanson ?

CLARISSE

Ça dépend de vous : voulez-vous la dernière de l'Alcazar ?

VINCENT

Comment s'appelle-t-elle ?

CLARISSE

Les Pauvres P'tifs Femmes.

VINCENT, à Chevillard.

Ecoutez-moi ça, vous qui êtes de la partie ; c'est une romance de mon fils.

CLARISSE Les Pauvr's P'tifs Femmes

Le mond' va bien mal ;

On avait naguères

Sur un piédestal

Mis les dam's légères.

Tout est bien changé,

Nous somm's en danger ; Les hommes sont devenus infâmes !

Ils marchent sur les pauvr's p'tit's femmes.

C'est à dégoûter

D'avoir de la bonté.

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