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SCÈNE II DELAUNAY, CHEVILLARD

DELAUNAY Chevillard !

CHEVILLARD

Delaunay, à Paris !

DELAUNAY

Mon vieux Chevillard, embrasse-moi donc.

CHEVILLARD

Vous êtes ici avec cette dame qui allaite son enfant d'une main et de l'autre

IOÔ I/ENFANT PRODIGUE

Moque-toi de moi, tu as raison. C'est le provincial,, le notaire, qui t'a écrit cette lettre absurde, à laquelle tu n'as pas répondu, par parenthèse ; mais c'est le- Parisien qui est revenu, l'ami, l'excellent ami d'autrefois.

Ils s'embrassent.

CHEVILLARD

Tu n'as pas vingt-cinq louis à m'avancer?

DELAUNAY

Ah 1 mon cher, je ne peux pas. Ma femme m'a. prié de ne jamais prêter d'argent, je le lui al juré.

CHEVILLARD

Et tu aimes mieux tenir ce serment-là que les autres ; n'en parlons plus.

DELAUNAY

Si, si, nous en reparlerons; mais dis-moi doncd'abord comment il se fait que je te retrouve ici.. C'est un de tes amis qui habite cette chambre ?

CHEVILLARD

Un des tiens plutôt, ton jeune compatriote.

DELAUNAY

Bah ! Le petit Bernardin ! (à part.) Et c'est de lut que le garçon de l'hôtel me parlait tout à l'heure.

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