SCÈNE II DIANE, ARMAURY
DIANE
s*approche de Marcel et Vembrasse tendrement Tu as mauvaise mine, tu es pâle, tu t'en donnes du mal, mon pauvre coco... je t'en donne du mal t
Elle lui embrasse les mains.
ARMAURY, lui prenant les siennes doucement. Mon chéri, peux-tu dire pareille chose ! Il fallait bien s'attendre à toutes ces broussailles sur notre chemin. Je les écarterai.
ïi46 LA VIERGE FOLLE
DIANE
Quelle heure est-il ?
ARMAURY, tirant sa montre.
Minuit et demi... non uae heure. Tu prends toa ^
i^ain ?
DIANE
J'y vais.
ARMAURY
•Gela ne te gêne pas que je fume ?
DIANE
Au contrake.
Un temps.
ARMAURY
Demain matin... tout à l'heure, j'irai trouver l'avocat anglais, pour connaître l'étendue de nos droits et les poss...
DIANE, l'interrompant.
Non, non, je ne veux pas !... à aucun prix !... „]e ne veux pas que tu sortes demain. J'ai peur. Promets que tu passeras ta journée entière ici, •que tu ne sortiras pas.
ARMAURY
Mais, folle, mignon, il n'y a rien à craindre ! Je sortirai dès six heures du matin si tu préfères» et je rentrerai à dix.
DIANE
Fais-moi ce plaisir, coco... Obéis... Oui, j'ai peur de Gaston... Qu'est-ce que cela te fait ? On nous servira ici... je ne veux même pas que tu
"descendes à la salle de restaurant. Tu n'es pas bien ici, dans mes hTdiS?(Elle lui passe les bras autour du cou.) Dire que c'est pour conserver ces bras-là
<que tu te donnes tout ce mal ? Tu les aimes ?