‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 194 sur 254 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

FRÉDÉRIQUE

Entre confrères I

JULIEN

Entre confrères ? Charmant 1 VoUà qui me donne plus raison que je ne le pensais, encore I... Ah I la chose est à ce point ébruitée !... (Se reprenant.) Eh bien, en quoi vouJez-vous que je sois atteint ?... La faillite d'un entrepreneur n'est pas la mienne.

Vous êtes très bas, Julien 1... Cette faillite peut vous compromettre... Cette faillite va entraîner votre perte.

JULIEN, se lève, bouleversé cette fois.

Qui vous a dit ?... ou qui vous a, cette fois, menti de la sorte ! un confrère trop pressé.

FRÉDÉRIQUE

On ne m'a pas menti... Et vous allez commettre une plus grande bêtise encore, Julien... Vous avez pris le dernier moyen qu'il y ait à prendre... Vous allez partir, laisser votre femme dans l'effondrement de la révélation... et quelle 1... Vous allez partir avec Madame Tessier.

JULIEN

Ce sont mes parents que vous avez vus... ou qui vous ont écrit ! Qui d'autre vous aurait conté ces balivernes auxquelles vous avez cru naïvement ?

FRÉDÉRIQUE

Ce ne sont point vos parents I... Vous partez, et vous allez laisser un passif lamentable, car vous devez beaucoup d'argent à cet entrepreneur... Pour ne pas affronter la situation et pour obéir

a^ LES SCEUHS D'AMOUR

à cette femme que v>om6 aïmez, vous allez commettre une nouvelle lâcheté... Vouts allez faire de nouveaux malheureux. Et il y a quelqu'un par surcroît que vous allez f>erdre à tout jamais et qui vaut plus que le ionheur des autres...

JULIEN

Ma femme ?

Vous !... Il ne faut pas que vous partiez. C'est pour m'entendre vous le dire impérieusement que vous êftes là... (Debout, au milieu de la scène, ai>ec une grande autorité voulue.) Je ne le permettrai pas I II n'y a qu'un seul être au monde qui ait le droit de vous tenir ce langage : moi 1

JULIEN

Frédérique... Comprenez à demi-mot. Je ne peux pas agir autperae-iit, o«i alors il n'y a plus que la solution de me brûler la cervelle !... J'en suis là !... Vous me croyez toujours meilleur que je ne suis... Connaissez-moi une ijonne fois... Je auis plus bafi, jplus dévoyé que vous ne pensez... Si je vous racontais certaine <îompramissioû louche...

FRÉDÉRIQUE

Je la connais.

J(UflLI£N

Pas complèteTnent ! de n'est pas possible 1

FRÉDÉRIQUE

Complètement !... Elle est plus réparable que vous ne croyez... Seulement vxjiià, cette femmo vous ve-mt-elle à elle ?... Elk est dans la «onfidenoe, n*«&t-oe pas ? Elle est la iwaîtresse-assooiée.

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