ACTE TROISIÈME 3o
KVELINE
Ça m'étonne de moi ! D^mstmct je me trompe toujours.
Pas du tout, je vous assure que la petite installation générale devient charmante.
Elles quittent la table et entrent dans V atelier.
ÉTILINE
Il n'y aura de vraiment bien que Pateirer de Julien.
FHÉDÉRIQUE, rtctifie.
Le bureau.
éVELINK
C'est vrai, il faut que je m'habitue à dire bureau... Ce n'est pas commode depuis le temps que je disais atelier.
FRÉDÉRIQUE
Ça été vraiment une trouvaille d'abattre la cloison du couloir et de faire ainsi communiquer toutes les pièces... Cet appartement manquait de chie.
ÉVELINB
N'est-ce pas ? (Au domestique.) Tenez, puisque Madame ne prend pas de café, apportez-moi seulement ma tasse ici... (A Frédérique.) Les meubles n'^ont pas encore trouvé leur place, par exemple ! Tout est encore un peu de bric et de broc.
FRÉDÉRIQUE
Ça se fait 1 Ça se fait tout de même... il y a un grand progrès.
Elle va regarder par la porte du salon, an premier plan.
Vous regardez le salon ? Oh 1 il n'y a nea de
3io LES sœurs: D'AMOUR
changé depuis huit jours ; le salon, ce sera pour plus tard, quand on sera plus riche.
FRÉDÉRIQUE
Mais il est très suffisant tel quel !... Et puis vous ne vous y tiendrez jamais... que lorsque Julien recevra dans son bureau. (Le domestique pose la tasse sur la bibliothèque tournante. Eveline y ça.) Par exemple, je n'aime toujours pas le dessus de piano.
ÉVELINE
Oh 1 c'est en attendant... Au fait, et le papier de la salle de bains que vous disiez avoir trouvé boulevard Haussmann ?
FRÉDÉRIQUE
Comment ! On ne vous a pas apporté Içs rouleaux ?
ÉVELINE
Non.
FRÉDÉRIQUE
On m'avait promis qu'on vous les apporterait hier ou ce matin.
ÉVELINE
On ne m'a apporté ce matin que des chapeaux I Je vous avertis même que je ne choisirai pas sans que vous m'ayez donné votre avis.
Mon avis est-il si précieux ?
ÉVELINE
C'est-à-dire qu'il m'est devenu indispensable I
FRÉDÉRIQUE
Je suis donc une firme de bon goût ?