ACTE TROISIEME 33i
Ne me faites pas payer de trop de plaisanteries ma petite visite d'aujourd'hui...
FRBDéRlQDE
Il faut que je m'en aille, moi aussi. (A Das' tugue.) Ma fourrure, voulez-vous, Monsieur ?
JULIEN
Non attendez encore un peu, nous ne nous sommes pas vus... Éveline d'abord n*est pas là ; vous ne pouvez pas partir maintenant...
FRÉDÉRIQUE
Mais où est-elle Eveline ?
JULIEN
Je ne sais pas... elle doit donner un ordre, une réponse...
DASTUGUE, lui passant son col de fourrure. Voilà, Madame...
PRÉOÉRiQUB
Merci.
Elle va à la petite glace sur le piano et commence à mettre son chapeau.
DASTUGUE, à Julien.
Alors, mon ami... du calme, pas d'histoire, une sagesse très grande, a« moins d'apparence...
JUUEN
C'est promis !
DASTUGUE
Votre résolution me stupéfie.
^^FRÉDÉRIQUE, s'est approchée de la baie.
Je pense que mon auto doit être là... Je l'avais commandée pour deux heures... Oui, elle est là... Tiens I (Elle demeure à la fenêtre un instant.)
33a LES SŒURS D'AMOUR
Julien... Venez voir... cette auto marron à la porte ?
JULIEN, y va, puis nerveux, appelle.
Dastugue 1... Dastugue !...
DASTUGUE, s'approche à son tour.
Sa voiture!... Qu'est-ce que j'avais dit!... Elle doit vous guetter. (Il \se reprend devant la présence de Frédérique.) Je veux dire...
JULIEN, nerveux de plus en plus.
Oh ! VOUS pouvez parler devant Madame Ulric... qui connaît ma vie. Voyons, voyons, ce n'est pas possible I...
FRÉDÉRIQUE, inquiète.
Que voulez-vous dire tous les deux... C'est la voiture de...
JULIEN
De Madame Tessier.
FRÉDÉRIQUE
Voyez-vous quelqu'un dans l'auto ?
JULIEN
Non, elle est vide.
DASTUGUE
Sapristi 1... Elle n'aurait pas osé !... Non... mais elle vous fait guetter... Cependant à la porte de chez vous! Ah ! combien j'avais raison !... Je descends quatre à quatre.
JULIEN Oui, c'est ça... Allez YOÏT... (Dastugue sort précipitamment par la droite, Julien appelle lui-même dal é V antichambre.) Eveline I Eveline I
FRÉDÉRIQUE
Je suis extrêmement inquiète pour vous, Ju-