ACTE TROISIEME
ÉVELINE
Deux coupables, deux complices... mon mari et votre femme...
PRÉDÉRIQUE, se débattant dans une crise de désespoir impuissant.
Qu'est-ce qu'elle dit ?
ÉVELINE, continuant.
... Nous ont trahis pendant des années, odieusement trahis !
FRénéRIQUE, êUa crie.
Ce n'est pas vrai I Ce n'est pas \Tai I
ÉVELINE
Venez, Monsieur... Par moi vous connaîtrez la vérité !
FRÉDEBIQUE
Mais, c'est à se casser la tête contre les murs 1
ÉVELINE
Je vous attends ! Venez, Monsieur, venez ! Elle a raccroché précipitamment Vappareil.
JULIEN, menaçant.^
Ah 1 tu as vite appris comment on se venge, toil
ÉVEUNS
J'ai tout à coup l'inspiration de l'amour, mon cher !
FRÉDÉRIQUE
C'est fini, tout s'est écroulé !... J'étouffe !. J'ai mal... J'ai mal !...
Elle essaie de se lever, de marcher, chancelle et s*aba contre un fauteuil, presque sans connaissance.
JULIEN
Tiens, regarde la pauvre qui s'évanouit !
ÉVELINE
Soigne-là à ton aise, ton amour adoré qui d^ faille... mais soigne-la vite, car dans cinq minute le mari sera chez nous, et pour ce moment-là i faut que nous ayons retrouvé chacun toutes no forces ! Soigne-la, toi qui n'a pas eu un mot qu fût pour moi !... Oh ! vous fuir, fuir vos tête rapprochées, tes yeux de haine... C'est un spec tacle insoutenable ! Je ne peux plus ! Je ne peu: plus !
Elle s^enfuit, comme devant une place en feu. Eli disparaît par la salle à manger, et, la porte d fond refermée, on entend encore un instant s clameur de rage et de douleur.