DEUXIÈME ÉLÈVE
Venez voir.
HERVÉ
On se réunit dans la cour... on veut faire une ovation au maître.
Ils se précipitent à la fenêtre.
BOUGUET, a pris Edwige à part sur la droite.
Arrange-toi pour différer. Je viens de causer
go LES FLAMBEAUX
avec Blondel... tu avais raison. Ce mariage serait imprudent. Il ne faut pas qu'il se fasse.
EDWIGE
Ce mariage est nécessaire et il se fera. Moi aussi j'ai réfléchi.
BOUQUET, impérieux.
Il ne se fera que si je le veux.
EDWIGE
Trop tard maintenant !... Trop tard. D'ailleurs, vous aviez raison, il n'y avait que l'obstacle d'un souvenir, et de nous deux seuls connu. Il est à jamais aboli. Donc... laissez faire...
BOUGUET
Edwige I... Pourquoi ce revirement ?,.. Pourquoi ces yeux pétillants de triomphe !... J'interviendrai, je t'avertis...
EDWIGE
Ce serait du bel ouvrage I...
BOUGUET
Et immédiatement si je le veux 1
EDWIGE
Osez donc !
A ce moment, nouvelle irruption d^élèves. MADAME BOUGUET, crie par la fenêtre.
Nous allons nous réunir : faites-les monter tous à l'amphithéâtre.
UN ÉLÈVE, entrant encore.
Maître, permettez-moi... de tout mon cœur...
UN AUTRE ÉLÈVE, qui le ffUlPoU.
Madame Bouguet, excusez ce mouvement ridi cule, mais je n'ai pu résister à vous apporter ces quarante sous de violettes.