ACTE DEUXIEME
BLO^•DEL
Pourquoi cet étonnement ?
PÉLISSIER
Ah ! je croyais que c'était vous qui étiez rentré dans votre maison.
BLOMDEi.
Non. J'étais de service, mon cher.
PÉLI88IER
Je prenais dans robscurité mon pardessus que j'avais déposé chez vous, avec le vestiaire de Madame Duruy, quand on vint juste éteindre votre rez-de-chaussée. Alors je me suis trouvé stupidement dans l'obscurité !... A tâtons, je me suis mis à chercher, autour de votre billard sur lequel j'avais jeté le pardessus, et...
BLOND EL, regardant le pavillon.
Ah I oui ! tiens, au fait, c'est éteint ! Pourquoi ?... C'est absurde. Je vous demande bien pardon.
PÉLISSIER
On a poussé la porte pendant que j'étais là. C'était un couple. Je croyais que c^ était vous qui accompagniez Madame Blondel.
BLONDEL
Du tout. Ma femme était seule... Ce ne peut être elle que vous avez aperçue.
PÉLISSIER
Alors, vous avez des invités chez vous...
C'est d'ailleurs imprudent de Jaisser ainsi toutes les portes ouvertes. Je recommande toujours à ma femme de fermer au moins la porte qui donne derrière ce massif d'arbres.
PÉLISSIER
C'est par là que je suis entré.
BLONDEL Un instant. (Au moment de a* en aller.) VouS désirez du feu ? Voilà une boîte d'allumettes.
Il lui laisse les allumettes. Pélissier allume un cigare ^ met son pardessus. Quelques secondes après Blondel, qui a fait le tour de sa maison, revient ; il remet des clefs dans sa poche.
PÉLISSIER
Adieu, mon cher ; alors je ne serre pas la main de Miadame Blondel.
BLONDEL
Ma femme se sentait souffrante. Elle est montée depuis longtemps se coucher.
PÉLISSIER
Ah ! elle est montée !...
BLONDEL, regarde la fenêtre du premier. Oui.,.
PÉLISSIER
Vous lui présenterez tous mes respects.
BLONDEL, distrait, regardant la maison.
Vous dites ?
PÉLISSIER
Vous lui présenterez tous mes respects.
BLONDEL
Oui... Cependant, pourquoi n'est-ce pas allumé dans sa chambre ? Et pourquoi tout est-il éteint en bas ? (La lumière s'allume au premier.) Ah! voilà, justement. Mais, alors, elle n'était peut-être pas montée... Tiens !.,.
Il jette un caillou dans la fenêtre.