‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 215 sur 236 · ACTE TROISIÈME Xk · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME Xk

LE SOLDAT, l'interrompant.

Je vous demande pardon... Je ne m'attendais pas à me trouver en présence de tant de personnes. Ça me gêne un peu I

LEVASSEUR

Je vous en prie. Ne craignez pas d'avoir devant vous un auditoire insuffisamment pénétré...

Je n'ai pas cette crainte... non... Mais ce que j'ai à dire s'entend mieux d'homme à homme et seul à seul...

LEVASSEUR

Qu'à cela ne tienne... Je comprends votre sentiment.

LE SOLDAT

Mon désir, du moins...

LEVASSEUR

Et ma femme et mon fils ne s'en formaliseront pas. Ils vont se retirer, puisque vous le souhaitez ainsi.

LE SOLDAT

Vous m'excuserez, Madame.

MADAME LEVASSEUR

Vous n'avez pas à vous excuser. Cette entrevue particulière est tout à fait de circonstance. Vous désirez qu'elle ait ce caractère et peut-être avezvous raison. Viens-tu, Philippe ?

PHILIPPE, s? avançant vers le soldat.

Monsieur... permettez que je vous serre la main. C'est toujours un honneur pour ceux qui n'ont

34o LA CHAIR HUMAINE

qu'imparfaitement servi leur patrie de serrer la main de ceux qui lui ont tout donné.

LE SOLDAT

Ça, c'est des bobards de civils... Entre copains, pas de ça... car on a été copains, je suppose ?

PHILIPPE

332e d'infanterie... Repli des Ardennes...

LE SOLDAT

Bon... Le compte y est !

Il lui serre la main. Philippe et sa mère sortent.

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