ACTE TROISIÈME
fibres de la même façon, n'est-ce pas ? Au fait, pourquoi prisonnier, il s'est rendu ?
LEVASSEUR
Non, il a eu la jambe broyée. On l'a transporté à l'ambulance allemande.
MADAME LEVASSEUR
Broyée !... N'exagérons rien, la jambe a l'air de fonctionner convenablement 1
PHILIPPE
Enfin, maman, n'épiloguons pas et ne marchande pas ta pitié. Je ressens une grande sympathie pour ce réprouvé et suis très heureux de le savoir sain et sauf.
LEVASSEUR
Ah 1 je te reconnais bien là. Merci !...
MADAME LEVASSEUR
Tu l'as renvoyé ?... Qu'est-ce que tu lui as dit ?
LEVASSEUR
Que nous étions tous d'accord sur son cas. Que j'allais purement et simplement le reconnaître avec le consentement de ma femme elle-même.
MADAME LEVASSEUR, mollement.
Bien sûr 1
LEVASSEUR
Et voilà qui va être réglé rapidement, je te prie de le croire I
MADAME LEVASSEUR
Prends ton temps tout de même et des rensei-
gnements. Ce serait de la folie d'agir à la légère. Sais-tu à quoi tu t'engages ? Moi pas.
LEVASSEUR
J'ai causé avec mon avocat. D'ailleurs, je connais le code.
MADAME LEVASSEUR
On croit toujours le connaître. Je demande à savoir, moi.
LEVASSEUR
Je vais téléphoner à mon avoué... J'ai son numéro de téléphone.
MADAME LEVASSEUR
Car il n'y a pas que ce garçon intéressant !... il y a sa mère !
LEVASSEUR
Elle n'est pas en question.
MADAME LEVASSEUR
Jusqu'à un certain point !
PHILIPPE
Papa a raison. Cette réparation est pour lui, pour nous, une question de devoir.
MADAME LEVASSEUR
Certainement. Mais avez-vous réfléchi que cette reconnaissance tardive, au fond, n'a plus d'utilité réelle. Générosité, pure générosité, qui, sous une autre forme, pourrait être aussi intéressante et moins grosso de conséquences. Voyons, renseignemoi. Je ne pourrais pas concevoir, par exemple, qu<> le lils nr.nunii (l'une oouturière à la journée