SCÈNE II JEANNINE, FRAULEIN
JEANNINE
Enfin !(£//e regarde attentivement dehors entre les bar-
r.aux de la grille.) Prennent-ils à droite ?... à gauche?... Oui!... Ah! rien n'est perdu !... Vile la lampe!...
[Au moment oii elle va éteindre la lampe, la porte d<droite s'ouvre ; c'est Fraitlein.)
FRAULEIN
Je vous cherchais partout... voulez-vous rr-monlor !
JE/VNNINE.
Allez-vous me fiche la paix !
FRAULEIN
Ah! Fraûlein!... Fraûlein!... WoUen sie... w^as sagt Madame?
JEANNINE
Wurst... Wursl ! Voilà ce qu'elle va dire, madame... Wurst !... El puis, si vous ne voulez pas vous en aller, \ ous savez ce que je vous ai promis? Je dirai à mon-
eur où j'ai trouvé sa photographie, dans votre cham-
i»re!... Ah !
FRAULEIN
Mein Gotl !
JEANNINE
Vous m'embêtez avec votre Gott... On vient, fraûlein, je vous en prie... je vous en supplie, ma petite fraûlein, allez- vous-en î
FRAULEIN
Oh! mademoiselle!...
.FEANNINE.
Vous savez uku (ju'il le faut... Je vais monter me coucher dans cinq minutes... allez...
FRAULEIN
Oh ! mademoiselle! mademoiselle.
[Elle pousse violemment Fraûlein et referme la porte. Puis elle baisse la lampe complètement. Elle se place près de la porte de droite, à cropetons, par terre. Au bout d'un moment, Georges arrive sur le perron, le col du manteau rehaussé'. Il entre, referme la porte grillée, remonte la lampe, la prend et se dirige vers la porte de droite pour aller se coucher. Au moment de l'ouvrir, il se heurte à Jcannine.)