SCÈNE V GEORGES, PIERRE
GEORGES, il va à Pierre, d'une voix blanche. Ta main, Pierre. Dans cet extraordinaire moment où tu viens de m'apparaitre, là, je me suis demandé si j'avais bien toute ma raison!... si ce n'était pas mon cerveau qui projetait réellement ton image dans le cadre de cette porte... à deux mois de distance!... C'est tellement fou!...
PIERRE
Ecout-e... je...
LENCHAxMEMENT. 3i.j
GEORGES, C interrompant.
Non, ne me dis rien encore. Le hasard ta fait tomber sur la minute de trouble la plus extraordinaire de ma
''ie... {Se pn^^nnt /,„ ..v//o<: c,/;- ip froiit .) Tu uc vôux pas voir î . . .
PIERRE
Odette m'a dit...
GEORGES
rson, lu ne peux pas savoir! Quoi que tu puisses imaginer, remets à plus tard le "moindre jugement... Ce sera justice... En atltMidant, à la hâte, pendant que nous sommes seuls, je vais te demander tout de suite une chose. Puisque te voilà... demeure ici quelques jours... oui... Il faut que je parte. Ta présence précipitera et facilitera mon départ... Ah! dans quelle maison reviens-tu!... On vient... Ta main?...
PIERRE
Tu t'en vas?
GEORGES
Oui... je suis dans un tel état de trouble... tout cela... le saisissement de ton arrivée. . . j'ai besoin d'un moment de repos et de recueillement... Je ne t'entendrais même pas, je n'entendrais personne d'autre que moi-môme pour l'instant... El puisqu'Isabelle descend, il est mieux que je te laisse seul avec elle.
PIERRE
Mais...
GEORGES
Si... si... cela vaut mieux. (// va sortir^ tout bouleversé, puis se ravise et droit ti Pierre, la voix très émue.) Je lo jure, Pierre, que je suis un honnête homme!
{Silence.)
PIERRE
Je ne te demandais rien.
{Georges .sort. Pierre, resté mcuI, lèi'e lentement la lampe. . . et attend.)