SCÈNE III GENEVIÈVE, NETCHE, Le Prince et La Princesse
GENEVIÈVE, pensive.
Il n'y a que six mois et pourtant elle a déjà vieilli.
[A ce moment, les Russes se retournent vers Geneviève.)
LE RUSSE
Je VOUS demande pardon... Mais les nouvelles du ays, n'est-ce pas ?... J'ai justement mon frère qui m'enoie des nouvelles de cette affreuse guerre. {S' adressant
sa femme.) Ah! Néra ! regardez l'horloge... Il faut lier prendre nos manteaux. {A Geneviève.) Nous allons liercher des amis à la sortie du théâtre.
GENEVIÈVE
Quelle heure est-il donc ?
LE RUSSE
Onze heures moins cinq à l'usine.
GENEVIÈVE
Que cela?
LE RUSSE, riant.
Oh ! que cela ! vraiment !
GENEVIÈVE
C'est une exclamation... parce que nous attendons un ami qui vient de Paris à notre rencontre par le rapide de onze heures.
NETCHE.
Et il nous apporte des grands papiers sérieux. Alors !...
LE RUSSE
Vous avez encore un petit quart d'heure d'attente...
E[ il y a quelquefois du retard... Néra, je monte avec
vous... Si cela peut intéresser madame, nous allons
lescendre en môme temps la photographie de la prin-
esse Slahowitch.
Oh! oui... cela m'amusera beaucoup de voir ce qu'elle est devenue.
LE RUSSE
Elle est très grosse personne.
GENEVIÈVE
Pauvre Louise !... Oui, descendez, voulez-vous bien?