ACTE TROISIEME
GEORGET
C'est ce que j'ai failli lui iépondre.Il m'a encore dit que lorsqu'on portait un nom illustre comme le mien dans les fastes de l'armée, etc., etc..
IRÈNE
Alors, qu'as-tu répondu?
GEORGET
J'ai répondu que, précisément, je me conduisais comme un fils de famille doit se conduire au régiment, et que si on voulait républicaniser rarmét\ j'étais décidé à m'y opposer, en ce qui me concerne, dans la mesure de tous mes moyens.
Alors, il t'a flanqué quinze jours de salle de police ?
GEORGET
Non. Il a souri. La politique m'avait sauvé encore une fois !... Du coup, j'ai offert prudemment à dîner au margi... je me suis sauvé aux liqueurs et me voilà... Et au lieu des effusions bien naturellea que j'attendais, je reçois...
IRÈNE, se rejetant à son cou.
Si on peut dire ! D'abord, au fond, tu es charmant de la sorte. C'est autre chose. Tu as du chic.
GEORGET
C'est ce qu'on me dit tous les jours dans la rue.
IRÈNE
Et puis, il faut bien se blaguer un peu, hein ? On ne peut pas toujours être sérieux.
GEORGET, avec timidité.
Enfin... je vais passer un veston, tout de même... {AJouvement de rire d''lrène.) Mais simplement parce que je suis couvert de poussière. La route est un tourbillon, avec le vent du soir. Réserve-moi un peu de dessert. {S^approchant de la table.) C'est bon ça?
IRÈNE
Tu m'en diras des nouvelles. Va...
GEORGET, sort en appelant le domestique. Charles 1