‹ Théâtre Complet IIChapitre 120 sur 203 · SCENE XV LES MEMES, moins LUCIENNE et SOLDIGNAC · texte numérisé non relu

SCENE XV LES MEMES, moins LUCIENNE et SOLDIGNAC

PONTAGNAC. —— Qu’est-ce que c’est que cet énerguméne?

VATELIN. — Rien, un Anglais de Marseille. Vous tombez bien, mon cher Pontagnac, j’ai un service 4 vous demander.

PONTAGNAC. — A moi?...

VATELIN. — Oui, d’homme a homme. J’ai ce soir un rendez-vous avec une dame.

PONTAGNAC. — Vous! ah! je tombe des nues.

VATELIN. — C’est comme ga!

PONTAGNAC. — Vous trompez donc votre femme?

VATELIN. — Il y a des circonstances ot un mari est quelquefois obligé...

PONTAGNAC, 7av2, a part. — I] trompe sa femme et c’est a moi qu’1il vient le dire.

VATELIN. — Alors, voila!... nous avions rendez-vous dans un en-

droit ot a l’heure qu’il est des raisons particuliéres, mais impérieuses, nous empéchent d’aller. Vous qui étes dans le mouvement, vous ne pourriez pas m’indiquer un hétel ou je pourrais...

PONTAGNAC. — Mais si, mais si... Le Continental, le Grand Hétel. Ah! l’Ultimus, c’est toujours 14 ot je vais. Trés commode, plusieurs sorties !... Mais envoyez une dépéche pour qu’on vous retienne une chambre pour ce soir.

VATELIN. — Merci, cher ami, merci!... Je vais télégraphier tout de suite... et A la personne également pour l’avertir et lui dire de demander la chambre 4 mon nom.

PONTAGNAC. — C’est ca! c’est ca! mais votre femme vous donnera donc campo ce soir? ie VATELIN. — Oh! ¢a, ce n’est pas difficile; ma profession m’oblige

souvent 4 m’absenter de Paris. Je dirai que je suis appelé en province pour un testament, une vente aprés décés, n’importe quoi! PONTAGNAC. — Parfait! parfait!

VATELIN. — Je vous laisse, je vais télégraphier. Il sort a@ droite.

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